Gestion d’entreprise : et si on mettait l’écoute au service du rendement?

Quand les journées se font longues et que les tâches s’accumulent, la qualité d’écoute risque d’en souffrir. C’est du moins l’explication qu’on entend souvent : on manque de temps pour s’arrêter et écouter. Ça prend du rendement! Et si on mettait dès aujourd’hui l’écoute au service du rendement?

Cela vous semble contre-intuitif? Peut-être. Après tout, si vous avez le profil de l’entrepreneur, vous êtes sans doute une personne d’action. C’est pourquoi l’article qui suit devrait vous intéresser. Vous y découvrirez comment l’écoute efficace peut faire épargner temps et énergie. Ce qui vous permettra d’atteindre vos objectifs plus facilement! Après tout, cela relève de vos responsabilités de leader et vous aidera à faciliter votre gestion des ressources humaines

Aujourd’hui, le savoir-être prend de plus en plus la place qui lui revient en entreprise. La capacité d’écoute relève du savoir-être d’un dirigeant, et constitue une force insoupçonnée.

Comment communiquer pour être (vraiment) entendu?

Pour apprendre à écouter, il faut d’abord comprendre les rouages d’une communication qui capte l’attention. Un premier pas vers l’atteinte d’une écoute au service du rendement.

Voici un exercice intéressant, qui demande peu d’efforts. Si vous faites une présentation, ou si vous expliquez une décision que vous avez prise, vous pouvez l’essayer. Arrêtez de parler au milieu d’une phrase. Les gens s’en sont-ils aperçus? Peut-être que non! 

Profitez-en pour faire une pause et prendre conscience de la présence de vos interlocuteurs. Puis, reprenez votre exposé en regardant chacun dans les yeux. Poursuivez en tâchant de vous concentrer autant sur votre auditoire que sur votre sujet. 

Le résultat vous étonnera! Vous sentirez la qualité d’écoute qui s’améliore. 

Comment écouter pour comprendre?

Quand vous lancez un nouveau projet, vous souhaitez que votre équipe comprenne bien vos objectifs. Saviez-vous qu’à cette étape, ce que votre équipe a à exprimer est aussi important que ce que vous souhaitez lui communiquer? 

C’est en écoutant leurs questions et leurs idées que vous mesurerez leur degré de compréhension du projet. C’est aussi comme cela que vous pourrez bonifier ce dernier. Vous solidifierez par le fait même l’esprit d’équipe. Des individus à qui on offre l’espace pour s’exprimer seront beaucoup plus aptes à aller au bout de leur potentiel. 

Voilà donc une occasion de prendre conscience de l’importance de votre rôle de dirigeant. Simplement en écoutant attentivement ce qui se discutera en réunion, vous atteindrez ces quelques objectifs :

  • L’assurance que tous ont bien compris le projet;
  • L’occasion de rectifier le tir quant à certains éléments;
  • La motivation de vos troupes;
  • Ultimement, une équipe qui se sent en sécurité et qui est prête à donner le meilleur d’elle-même.

Vous aurez mis votre écoute au service du rendement. Et vous n’aurez pas perdu de temps, bien au contraire!

Le pouvoir de la présence 

Combien de fois écoutez-vous votre interlocuteur en formulant déjà, dans votre esprit, la réponse que vous lui servirez? La personne n’a même pas fini d’exposer son idée! Essayez ceci : écoutez réellement votre vis-à-vis, jusqu’à la fin. Ensuite, à la lumière de ce que vous avez reçu, formulez votre réponse. Il est à parier que celle-ci sera différente de celle que vous auriez formulée en écoutant à moitié. 

C’est une bonne nouvelle! Cela signifie que vous vous serez vraiment investi dans la conversation. Vous ouvrez la porte à des échanges fertiles, où les deux parties peuvent s’exprimer, se sachant entendues. Et sans doute deviendrez-vous un agent de changement. Car une personne qui se sent écoutée aura tendance à renvoyer la politesse!

Mettez cette habitude en pratique dès maintenant! Si elle est installée quand les choses vont bien, elle vous sera précieuse en temps de crise. C’est en effet quand les temps sont plus durs que l’écoute prend toute son importance. Elle permet d’éviter des erreurs, de conserver le moral et de mobiliser les gens autour d’une solution bien comprise. 

Pour mettre enfin l’écoute au service du rendement

Bien entendu, vous êtes avant tout un être humain, et certains jours seront plus propices que d’autres à la qualité d’écoute au service du rendement. Mais sachez ceci : juste en prenant conscience de la force d’une écoute attentive, vous ne vivrez plus vos échanges de la même façon. Votre vie vient de changer à jamais!

Rappelez-vous surtout de communiquer, non pas pour avoir raison, mais pour progresser. Pour le bien de vos projets et de votre entreprise. 

Pour poursuivre votre réflexion sur l’écoute au service du rendement, je vous invite à lire mon dernier ouvrage Directeur général, relève et coaching.

Dirigeants, souffrez-vous d’anxiété de performance?

La gestion d’une entreprise, on le sait, peut facilement devenir une source de stress importante. Les finances, la gestion, les innombrables tâches quotidiennes, tout cela suscite des préoccupations constantes.Mais à partir de quand fait-on face à un trouble d’anxiété de performance? Quels sont les facteurs qui expliquent la naissance de celui-ci? Et surtout, y a-t-il moyen de faire autrement?

Quand l’anxiété devient pathologique

Rappelons tout d’abord que l’anxiété est une émotion utile. Depuis la nuit des temps, elle aide l’humain à se protéger. D’ailleurs, tant qu’elle ne devient pas excessive, elle peut même favoriser la performance. Elle aiguise les réflexes, augmente la vigilance et aide à focaliser l’attention.

Toutefois, quand des pensées récurrentes envahissent l’esprit et créent un stress permanent, il importe de se questionner et de réagir. Une étude a été menée à ce sujet en 2018 auprès de 3000 entrepreneurs québécois. Celle-ci révèle que 71,5 % étaient en « détresse psychologique élevée ». Nombreux sont ceux qui consomment des anxiolytiques sur une base quotidienne. 

Ces chiffres peuvent étonner. Après tout, un dirigeant de start-up n’a peur de rien, aime le risque et fait preuve de résilience, non? On est loin de la victime d’anxiété de performance! 

L’être humain derrière l’image

Ce mythe du visionnaire audacieux est nourri par les Steve Jobs et les Elon Musk de ce monde. Ces jeunes entrepreneurs confiants multiplient les coups d’éclat et s’ingénient à déployer leurs nouveaux produits de façon spectaculaire. 

Or, cette image d’invulnérabilité peut tenir en société, mais qu’arrive-t-il quand le dirigeant se retrouve seul? 

Toujours en 2018, le journal Les Affaires discutait à ce sujet avec 19 entrepreneurs. Ceux-ci racontaient à quel point, dans la même semaine, voire la même journée, leur humeur peut changer radicalement. Ils reçoivent une bonne nouvelle? Les voilà prêts à tout accomplir. Ils connaissent un revers? C’est la descente à pic. Ce type de réaction se comprend, quand on sait à quel point ils s’investissent corps et âme dans leur projet. 

Tant qu’ils demeurent dans l’action, ça peut toujours aller. Mais aussitôt qu’ils se retrouvent seuls, plus rien n’empêche l’anxiété de revenir à l’assaut.

Le poids des responsabilités

Fonder une entreprise est en soi un projet vertigineux. Quand on y ajoute des employés, la responsabilité s’accroît : soudain, des gens comptent sur leur dirigeant pour manger. Il faut réussir, il faut générer des profits.

Cela dit, l’anxiété de performance ne s’explique pas que du point de vue financier. L’engagement des entrepreneurs est généralement très grand, leur passion est viscérale. La nouvelle génération est motivée par une envie de « changer le monde » avec ce qu’elle propose. Bien souvent, cette pulsion dépasse celle de gagner de l’argent.

On convient que changer le monde est un programme assez ambitieux. Et qui peut s’avérer anxiogène! Quand les résultats escomptés ne sont pas au rendez-vous, l’angoisse, elle, se pointe à l’heure! Et tout ce beau monde finit par croire que, dans l’univers de l’entrepreneuriat, l’anxiété de performance est inévitable. 

Et si on se trompait?

« Ralentir pour accélérer »

La formule est du Dr Greg Wells, qui s’intéresse de près à l’humain. À la santé de ce dernier et à son rapport à la performance. Aux limites du potentiel humain. Il remet en question la tendance générale qui veut que l’on soit en mode « sans cesse occupé ». Et il prône une approche selon laquelle en ralentissant le rythme, on finira par en accomplir beaucoup plus. 

« Pour être plus créatifs, nous devons nous détendre. Pour penser de manière plus stratégique, nous devons souffler un peu. Pour réfléchir et apprendre, il faut du calme. »

Greg Wells, Ph. D.

Cela peut sembler contre-intuitif, quand on se sent submergé par les obligations. Et pourtant. On connaît tous cette sensation d’être paralysé devant la somme de travail à accomplir. Or, quelqu’un de paralysé sera peu productif, non? Pourquoi ne pas essayer de prendre conscience de sa façon de travailler? S’arrêter et réfléchir, prendre un pas de recul, respirer.

Oui, respirer! Tout arrêter quelques minutes et respirer. La respiration consciente a de réels bienfaits sur la santé physique et mentale. C’est de plus en plus documenté! 

Réussir sans souffrir d’anxiété de performance?

Peut-être faut-il oublier cette image de l’entrepreneur surhumain qui réussit tout et termine sa journée frais et dispos? 

Peut-être l’important est-il de revenir au rêve qui a tout déclenché? L’anxiété de performance découlerait du discours intérieur que l’on se tient. Peut-être est-il temps de revoir ce discours? De se rappeler qu’on est avant tout humain, donc faillible, et que l’univers entier ne repose pas sur nos épaules…

Pour poursuivre votre réflexion sur la réalité des entrepreneurs, je vous invite à lire mon dernier ouvrage Directeur général, relève et coaching.

Qu’est-ce qu’une saine gestion des ressources humaines?

Les responsabilités d’un gestionnaire d’entreprise sont multiples. Proactif, il saisit les occasions d’affaires, anticipe les menaces et établit des stratégies. Il communique sa vision à son équipe et s’assure de garder le cap. Il veille sur les finances. Mais qu’est-ce que la saine gestion des ressources humaines? Serait-ce d’en faire une priorité malgré le lot des préoccupations quotidiennes? Les préoccupations lorsque nous dirigeons une PME sont nombreuses.

En effet, un gestionnaire avisé aura compris l’importance de composer une équipe forte, unie autour d’un objectif commun. Celle-ci doit s’approprier la mission de l’entreprise et sentir qu’elle participe au succès de cette dernière. Voici quelques pistes de réflexion pour quiconque souhaite prioriser la gestion du personnel.

Stratégies de recrutement

L’univers des entreprises a changé, les méthodes et l’approche de recrutement aussi. Il y a 20 ans, les employeurs sélectionnaient le meilleur candidat parmi une pile de CV. Aujourd’hui, ce sont les employés qui choisissent leur employeur. 

Une saine gestion des ressources humaines commence par des méthodes de recrutement adaptées à leur époque. Ainsi, une forte présence sur les réseaux sociaux permettra de faire rayonner la culture d’entreprise auprès de candidats potentiels. Cela donne aussi l’occasion de tisser des partenariats avec des groupes de recherche d’emploi. 

Il peut être avantageux d’encourager les employés à afficher les postes offerts sur leurs réseaux sociaux. Avec un programme de recommandations, on peut récompenser ceux qui recommandent des perles rares. Bien sûr, les journées carrières des différentes écoles existent toujours, pour rencontrer la relève directement.

Et la rétention?

Si les problèmes de recrutement sont bien réels, ceux de rétention sont tout aussi criants. Comment expliquer cela? 

Le choc des générations

D’une part, il y a les conflits générationnels. Les dirigeants actuels font partie des baby-boomers (1946-1960). Ceux-ci valorisent et priorisent la hiérarchie, la sécurité financière et la réalisation professionnelle. Ils ont bien du mal à comprendre la génération qui les suit, les X (1961-1981). Ces derniers cherchent l’équilibre entre travail et famille. Ils ont peu d’appétit pour les jeux de pouvoir et font simplement les heures pour lesquelles ils sont payés.

Les Y, quant à eux (1982-2005) refusent que leur travail empiète sur leur vie personnelle. Ils ont besoin d’être consultés et demandent des rétroactions fréquentes. Ils ne se sentent pas concernés par la hiérarchie. On devine comment les boomers accueillent une telle attitude! Une saine gestion des ressources humaines contribuera à arrimer ces différentes approches.

Le rôle essentiel du leader dans la saine gestion des ressources humaines

Au-delà des différences entre les générations, gérer du personnel constitue tout de même un défi quotidien. Le secret réside notamment dans l’écoute et les échanges constants. Un leader voudra motiver son équipe, et pour cela, il doit comprendre ce qui motive les individus qui la composent.

La motivation! Voilà un concept qui varie en intensité autant qu’en qualité. Elle prend plusieurs formes et existe à divers degrés. 

Le leader comprendra qu’outre le salaire, nombreux sont les éléments qui jouent sur la motivation d’une personne. L’argent a son importance, certes, mais on sait dorénavant que ce n’est pas tout. Quelqu’un peut décider de conserver un emploi moins payant parce qu’il se réalise et s’y sent utile. Au dirigeant de nourrir cette motivation.

Les inévitables conflits

Mentionnons d’abord que tout conflit n’est pas néfaste. Bien sûr, tout le monde ne peut être constamment d’accord. Et il est beaucoup plus sain de pouvoir nommer ce désaccord. Dans une saine gestion des ressources humaines, on encouragera cette attitude. On sensibilisera aussi les gens sur l’importance d’accueillir les idées différentes comme autant d’occasions d’avancer.

Mais qu’arrive-t-il si un conflit dégénère? C’est signe que la communication est rompue et que les parties impliquées ne s’écoutent plus. Un temps d’arrêt, pour permettre à chacun de s’exprimer tranquillement, sera bénéfique. Il pourra aussi s’avérer stratégique de faire appel à un observateur externe, qui observera la situation d’un œil neuf. Celui-ci pourra ensuite émettre des recommandations en fonction de ce qu’il aura analysé.

Parfois, un défi se posera à un gestionnaire : composer avec des personnalités plus difficiles. Il est alors essentiel de les déceler, autant que possible : narcissiques, abusives, compulsives, limites… Une saine gestion des ressources humaines implique de comprendre ces personnes, et de les accompagner. Au besoin, le dirigeant ira chercher de l’aide.

Toutefois, gardons à l’esprit que tout être humain est unique. Chacun fonctionne selon des valeurs et des croyances qui lui sont propres. Dès qu’on accepte et encourage l’unicité de chacun, on s’approche d’une gestion plus humaine. 

Pour poursuivre votre réflexion sur la gestion des RH, je vous invite à lire mon dernier ouvrage Directeur général, relève et coaching.

Entrepreneurs : souffrez-vous du syndrome de l’imposteur?

Que vous dit votre voix intérieure?

Vous attribuez vos réussites à des éléments extérieurs plutôt qu’à vos capacités. Vous avez l’impression qu’un jour, les gens vous démasqueront et découvriront que vous n’êtes pas si doué. C’est peut-être le syndrome de l’imposteur? Oui, il frappe aussi les entrepreneurs!

Selon une étude menée en 2018 par AXA, il frapperait en fait 20 % des entrepreneurs. À un moment ou un autre dans l’existence, jusqu’à 70 % des gens feraient face à ce syndrome. Comment surmonter ce dernier et vous attribuer le mérite qui vous revient pleinement? Après tout, si vous avez créé votre entreprise, vous avez déjà accompli quelque chose de grand. Le reconnaître constitue un beau premier pas.

Détecter le syndrome de l’imposteur

Tout d’abord, mentionnons qu’il est normal et même sain de douter de soi de temps à autre. Chez les entrepreneurs, le doute fait partie du processus créatif et décisionnel. C’est quand le doute finit par vous paralyser que vous devez commencer à vous questionner. 

Vous reconnaissez-vous dans l’une ou l’autre de ces affirmations?

  • Vous n’arrivez pas à accepter les compliments sur vos compétences ou vos réalisations;
  • Vous avez de la difficulté à vivre avec les critiques constructives, et elles vous restent longtemps en tête;
  • Vous vous souvenez davantage de vos mauvais coups que de vos bons coups;
  • Vous vous comparez sans cesse aux autres, qui vous semblent tellement plus doués que vous;
  • Vous vivez avec la peur constante de décevoir vos proches et vos collaborateurs.

Ce ne sont là que quelques-uns des signes auxquels être attentifs pour reconnaître le syndrome de l’imposteur. Ce dernier a d’abord été identifié dans les années 70 par les psychologues Pauline Rose Clance et Suzanne Imes. 

Comment l’explique-t-on?

On l’appelle aussi le syndrome de l’autodidacte. 

Parmi les entrepreneurs, on compte de nombreux autodidactes, d’où le danger d’être aux prises avec un tel complexe. Ne pas pouvoir « prouver » ses compétences en brandissant un diplôme peut jouer sur l’estime de soi. Cela invalide pour certains des capacités qui sont pourtant bien réelles. 

Sinon, les causes semblent diverses. Les gens anxieux auront davantage tendance à souffrir du syndrome de l’imposteur. Il y a aussi le milieu familial trop exigeant, ou pas assez! Il y a la personne qui a gravi les échelons trop rapidement. Ou celle qui, en raison de son sexe, ou de son milieu socio-économique, ne se sent pas à sa place. Ces situations peuvent s’avérer anxiogènes. 

Certains considèrent que la société, avec ses valeurs individualistes et son culte de la performance, y est pour quelque chose. Tous les jours, on se fait dire de viser l’excellence, et tout porte à se comparer. Les réseaux sociaux, la publicité, les motivateurs de toutes sortes lancent le même message : vous voulez être reconnus? Soyez les meilleurs!

Pourtant, on le sait, personne ne peut être toujours le meilleur en tout. C’est humainement impossible. Et ce n’est pas souhaitable non plus! C’est en regroupant leurs forces que les humains se dépassent et atteignent des sommets! 

Mais alors? Quelles sont les solutions?

Se libérer du syndrome de l’imposteur

Plus facile à dire qu’à faire? Vous avez raison. Mais voici tout de même quelques pistes à suivre pour développer une plus grande confiance en vos talents. 

Allez lire sur le syndrome de l’imposteur. En découvrant comment fonctionne ce complexe, vous développerez vos propres outils pour le surmonter.

Apprenez à faire preuve d’indulgence envers vous-même. Chaque jour, faites de votre mieux. Ça peut sembler simpliste, et pourtant! Sachant que vous avez travaillé en donnant le meilleur de vous, vous développerez un sentiment de fierté. 

Donnez-vous le droit de vous tromper. Rappelez-vous que ceux qui ne se trompent pas ne font bien souvent pas grand-chose. Et qu’en tant qu’entrepreneur, vous devez rester dans l’action. Chaque erreur est une occasion de vous améliorer. Gardez surtout en tête que votre passion est votre moteur le plus efficace!

Prenez un pas de recul pour jeter un regard neuf sur vos réalisations. Tâchez d’analyser objectivement ce que vous avez accompli. Vous serez étonné de ce que vous découvrirez. 

Faire appel à un mentor peut s’avérer une excellente solution. Ce dernier sera en mesure de vous donner un avis impartial, et sa grande expérience vous apportera beaucoup. 

Vous pouvez faire le test suivant, développé par Pauline Rose Clance, pour découvrir si vous souffrez du syndrome de l’imposteur.

Et pour poursuivre votre réflexion sur la réalité des entrepreneurs, je vous invite à lire mon dernier ouvrage Directeur général, relève et coaching.

Diriger une PME : les principales préoccupations

Vous faites sans doute des affaires pour vivre de votre passion et générer des revenus. Peut-être assurez-vous la relève de l’entreprise familiale. Peut-être avez-vous créé et décidé de diriger une PME. 

Diriger une PME constitue une aventure stimulante et gratifiante. Mais cela vient avec son lot d’inquiétude et de difficultés; personne n’y échappe. Prenons le temps d’explorer les 4 principales sources de préoccupations des dirigeants d’entreprise. Si vous vous reconnaissez, sachez-le, vous êtes normal! 

Le poids des décisions

Vous assumez le rôle de leader. Vous vous entourez de gens de confiance, et vous faites appel à des conseillers au besoin. Mais en fin de compte, vous devez trancher, prendre les décisions, et certaines sont plus déterminantes que d’autres. Cela peut parfois devenir une importante source de stress.

En effet, vous faites alors face à la peur de vous tromper. Et soyez assuré d’une chose : vous vous tromperez! Le fait de diriger une PME n’a jamais rendu qui que ce soit infaillible! Et les gens qui ne se trompent pas ne font généralement pas grand-chose… 

La bonne nouvelle, c’est que chaque erreur est une occasion d’apprendre et d’évoluer. Et, ultimement, de faire de vous un meilleur leader.

La gestion du personnel 

Peut-être êtes-vous entouré d’une équipe. Peut-être en êtes-vous à vos premières armes en gestion de personnel. Vous devez vous familiariser avec de nouvelles tâches : embaucher, former, communiquer votre vision, déléguer…

Voilà un apprentissage aussi stimulant que terrifiant! Stimulant, parce que l’être humain est une créature fascinante. L’aventure de créer des relations saines en est une magnifique. Terrifiante, parce que vous n’êtes pas dans la tête des gens que vous côtoyez. Vous n’avez pas le contrôle sur leurs réactions ou leurs décisions.

Quel est donc votre rôle auprès de vos coéquipiers? Il est de vous assurer que chacun comprend votre mission et votre vision et y adhère. Pour cela, celles-ci doivent être absolument claires dans votre esprit. Vous serez bien plus en mesure de les partager si vous avez pris le temps de bien les définir. De toute façon, cet exercice est essentiel pour vous aider à diriger une PME.

Vous aurez sans doute à gérer des conflits, composer avec des personnalités incompatibles, vous devrez peut-être congédier des gens. En toute situation, restez fidèle à vos valeurs profondes, et faites confiance à votre instinct. Vous saurez ainsi que vous agissez selon le type de leadership qui vous ressemble.

L’équilibre entre vie professionnelle et vie personnelle 

Le vaste sujet! Comme entrepreneur, le fait de diriger votre PME constitue l’aboutissement d’années d’efforts considérables. On peut facilement se laisser engloutir dans cette tâche et y passer tout son temps. 

Or, si vous souhaitez durer, et demeurer un leader inspirant, vous devez rechercher une forme d’équilibre. Qui êtes-vous, quand vous n’êtes pas en train de diriger une PME? Qu’est-ce qui vous anime? Avez-vous une famille, des enfants, des loisirs? Faites-vous du sport? 

Vous avez peut-être l’impression que si vous relâchez la vigilance et les efforts, tout risque de s’effondrer. Au contraire, un peu de recul vous permettra de revenir avec les idées plus claires, et un meilleur teint! 

Commencez par vous offrir une soirée de temps à autre. Vous verrez, vous y prendrez goût et vous arriverez à décrocher de plus en plus facilement.

Diriger une PME : la question de l’argent

Certaines périodes sont plus difficiles, et vous avez des employés à payer. Ces préoccupations peuvent renforcer le sentiment de solitude et générer de l’anxiété. 

La rentabilité de votre PME repose sur l’équilibre entre vos actifs à court et long terme et vos passifs. Sa croissance aussi. Apprenez à vous entourer et à déléguer. Si vos collaborateurs comprennent bien vos objectifs, ils deviendront de précieux alliés. 

Vous pouvez envisager votre projet comme un bateau à voile qui file grâce à la force du vent et à l’ingéniosité de son capitaine. Ce dernier n’est pas seul à déployer des efforts et il utilise ce qui l’entoure.

Intégrité et accompagnement

La recette miracle reste à découvrir pour diriger une PME sans embûches.

Toutefois, cette règle de conduite a fait ses preuves : restez aligné sur vos valeurs. Si cela ne fait pas disparaître les préoccupations comme par magie, ça demeure un excellent baromètre. 

Vous pouvez aussi faire appel à un coach ou un mentor. Celui-ci vous accompagnera et jettera un regard extérieur sur diverses situations. De plus, les services d’un mentor sont gratuits. Renseignez-vous, vous serez étonné de constater à quel point cette aide peut vous être précieuse!

Pour aller plus loin, téléchargez Directeur général, relève et coaching que j’ai écrit afin d’accompagner tout dirigeant désireux d’atteindre de nouveaux niveaux de réussite!

Les 3 principes porteurs pour faire face à la crise actuelle

En tant que spécialiste de l’activité des PME, je suis quotidiennement en contact avec des gens d’affaires. Au fil des dernières semaines, j’en suis venu à reconnaître ceux qui s’en sortiront. Ce sont ceux qui sauront faire face à la crise actuelle en gardant la tête haute et en appliquant les 3 principes porteurs suivants.

Concrètement, cela implique de passer en mode solution, de s’activer et de demeurer positif. Les 3 principes porteurs suivants guident ceux qui sont susceptibles de tirer le meilleur d’une situation pourtant difficile et exceptionnelle.

Comprenez-moi bien : je suis conscient de la gravité de la pandémie. Ce que je soutiens concerne ces gens qui ont la responsabilité d’occuper leur place de leader et de choisir l’action.

La situation actuelle est sans précédent, car l’économie mondiale se trouve paralysée et toutes les chaînes d’approvisionnement en subissent les conséquences. L’important est d’empêcher la peur d’étouffer notre créativité et de plutôt nourrir la confiance collective.

Principe porteur nº 1 : garder confiance 

La marque d’un grand leader est cette aptitude à inspirer confiance. D’insuffler aux autres la capacité d’entrevoir l’avenir comme porteur de grandes possibilités. Cette période d’instabilité mondiale, cette crise qui touche l’ensemble de la population peut, et doit devenir une occasion de se réinventer.

Plus il y aura de personnes pour croire au futur, plus la société y gagnera. Pour ce faire, je suis convaincu que les gens d’affaires doivent d’abord bien analyser la situation. Ils pourront ensuite passer à l’action et miser sur la transmission de leurs connaissances. 

Dans notre groupe d’affaires, pour faire face à la crise actuelle, nous avons décidé de sécuriser nos liquidités et d’investir dans des projets structurants. D’un point de vue économique, nous pouvons et nous devons conserver le contrôle de nos finances. Je considère donc que ceux qui se mettent sur pause actuellement font une erreur. 

Principe porteur nº 2 : s’appuyer sur la science et le savoir objectif

Avoir confiance, me direz-vous, c’est bien beau, mais encore faut-il que celle-ci repose sur du concret. Vous avez raison! La transmission du savoir, en toute transparence, m’apparaît comme un des fondements d’une démocratie. 

Apprendre nécessite de l’étude et de la lecture. Vient ensuite le temps de faire de la recherche et du développement, puis de l’expérimentatidon. Du point de vue des affaires, j’insiste sur la transmission de ce savoir, particulièrement aux collaborateurs. On se trouve ainsi mieux outillés pour faire face à la crise actuelle et entrevoir le futur.

Le plus grand destructeur du futur est l’égoïsme et le plus grand constructeur de demain est l’altruisme

Principe porteur nº 3 : accueillir l’erreur

En temps de crise, une vision globale permet de donner une direction claire aux équipes et aux collaborateurs. On doit d’abord faire une lecture juste et lucide des événements et éviter les débordements émotifs. On voudra de plus être conscient des risques qui seront pris et des conséquences potentielles de nos choix. 

L’expérimentation s’accompagne d’essais et d’erreurs. Celui qui ne se trompe jamais prend rarement de grands risques. Créer, innover et inventer implique de prendre des risques, donc de commettre quelques erreurs. Celles-ci constituent une leçon, pour la personne qui les a commises et pour tous ceux qui l’entourent.

Nous pouvons faire face à la crise actuelle

J’ai vu et vécu différentes crises, notamment des crises économiques. Je sais que les humains savent se relever. Lors de l’ouragan financier de 2008, nous avons su garder la tête froide et faire preuve de résilience. Finalement, nos investissements, tant boursiers que dans nos entreprises, ont repris leur valeur au cours des 2 années suivantes.

Nous y sommes arrivés en agissant sur ce que nous contrôlions. Nous sommes demeurés transparents avec nos partenaires, nous avons élargi notre regard et avons tâché de réfléchir à long terme. Une période de turbulence peut s’avérer une occasion de revoir des modèles d’opération et la philosophie d’une organisation. Les 3 principes porteurs discutés plus haut, ont été très aidants.

C’est ce que je souhaite aux entrepreneurs. Je souhaite aussi que les décideurs soient en mesure de déjà penser à la suite des choses, notamment à la façon dont ils composeront avec tout ce qui a été déboursé pour aider les gens. Ces décisions devaient être prises, mais quel sera le prix à payer pour la jeune génération?

Loin de moi l’idée de tout remettre entre les mains des dirigeants. Collectivement, redressons-nous, gardons la tête haute et ayons confiance en nos moyens. Surtout, gardons en tête que nous sommes ce que nous pensons.

Raymond Landry, auteur 

PS Je vous invite à lire mon livre intitulé Directeur général, relève et coaching, que je viens de publier et que vous trouverez sur mon site www.reper.ca